Yün un projet artistique et éducatif

Covid 19 Un rendez-vous quotidien…

28/03/2020 | générosité | Permalink

pour ceux d’entre vous qui pratiquent ou ont déjà pratiqué le yoga avec moi:
tous les jours de 11h jusqu’à 11h45 plus 15mn de méditation, sauf le jeudi 18h/19h30 (en remplacement des cours tuileries et rue Gourdault) et le dimanche. Le samedi la session se termine à 12h par un thé !

La pratique du vendredi est ouverte à tous il suffit de m’écrire pour avoir le lien pour se connecter. Nul besoin d’avoir de tapis de sol.

C’est un cours en live, simple pour nous permettre de nous libérer des tensions physiques et aussi mentales, de retrouver l’espace qui nous manque, avoir un rituel qui relie à soi et aux autres dans cette période inédite et qui me permet aussi de continuer à travailler !

La cagnotte est pour ceux qui souhaitent contribuer financièrement. https://www.leetchi.com/c/yoga-et-generosite

Bonne retraite !

à bientôt Florence

 

Théâtre et Espace, cours 2017/2018

31/08/2017 | Créativité | Permalink

Le grand maître du bouddhisme tibétain, Chögyam Trungpa, nous a légué de nombreuses méthodes méditatives pour apprivoiser nos esprits vagabonds et nous faire découvrir notre nature fondamentale de sagesse, de clarté et de créativité.

Chögyam Trungpa a d’abord offert cette série d’exercices aux acteurs de théâtre afin qu’ils puissent expérimenter comment notre présence peut émerger de l’espace. A partir de cette compréhension, nous pouvons apprendre à cultiver une relation directe avec la réalité et à agir en accord avec les situations.

L’approche de Mudra proposée dans ce programme combine le travail de groupe, le jeu, l’improvisation et les éclats de rire ! C’est une rebellion joyeuse face aux pièges de l’ego et la reconnaissance que nous sommes chacun notre propre Mudra c’est à dire que nous pouvons être pleinement nous même dans le monde !

Tout au long de ces ateliers, des périodes de méditation assise seront entrecoupées d’exercices formels pour synchroniser corps et esprit. nous apprendrons à jouer ensemble à partir d’une conscience élargie. Avec la bienveillance, qui nous permet de développer notre sensibilité et un regard frais sur ce qui nous entoure… nous explorerons nos sens, nos capacités à écouter, voir, sentir, la parole et la voix, le jeu, le mouvement avec le même respect envers ce qui nous attire qu’envers nos résistances et nos inhibitions. Notre intention sera d’être pleinement en contact, en relation avec nous-mêmes, avec l’espace, et avec les autres.

Il n’y a aucune condition préalable pour vous inscrire à ce programme. Si ce n’est l’envie d’ expérimenter quelque chose de nouveau et découvrir toute la créativité, l’intrépidité qui est en vous. Que ce soit pour l’exprimer sur une scène ou dans la vie quotidienne !

Si vous avez besoin de ralentir dans votre vie où retrouver votre esprit d’enfant alors venez découvrir ces enseignements le mercredi 13 septembre, lors de la porte ouverte.

mercredi 27 septembre
mercredi 11 octobre
mercredi 8 et 22 novembre
mercredi 6 et 20 décembre 2017
avec Florence Derail
horaires 19h15/ 21h30
porte ouverte gratuite, l’ensemble des cours 120 euros
17 rue Eugène Varlin, Paris 10e
(métro Château-Landon, Gare de l’Est ou Gare du Nord).

Verger

21/03/2017 | Yoga | Permalink

I am in a fit of rage of work, as the trees are covered with flowers and I wanted to create an orchard of Provence of wild mirth. The climate here is indeed very healthy for me; I would recommend you a full breath of it. It has a rather funny effect on me : a single glass of brandy makes me tipsy here… I have a new orchard, which is as good as pink peach trees and apricot trees of a very pale pink shade. I am writing to you from Saintes Maries on the Mediterranean coast at long last. The colour of the Mediterranean is like that of the mackerels – changing. You never know if it is green or purple; you don’t know if it is really blue because, the moment after, the changing reflection takes a greyish pink shade… I took a stroll one night along the deserted beach. It was not merry, but it was not sad either, it was… beautiful. The deep blue sky was spotted with clouds that were of a blue that was deeper than the basic blue of intense cobalt, and yet others that were of a lighter blue, like the pale blue of the milky ways. In the blue background, the stars seemed bright, greenish, yellow, white, pink, paler, sparkling like diamonds and precious stones even more so than at home – even more so than in Paris – like opals, emeralds, lapis, rubies and sapphires. The sea of a deep ultra marine, the beach with its purplish-blue and pale red tinge and the shrubs on the dune reminded me of the blue shrubs of Prussia. Now that I have seen the sea here, I totally realise the importance of staying here in the South and of the feeling that one must exaggerate the colour even furthermore – Africa is not far away…

You know, I think that an association made of impressionists may come into being. I also tend to believe that artists would ensure livelihood to one another, and independently of merchants, they would all agree to offer a considerable amount to the society, and that gains and losses alike would be in common. I am not sure that such a society would continue to last indefinitely, but I do believe that as long as it lives, people would lead a courageous life and would be productive…

It is indeed a strange thing that, materially speaking, all the artists, poets, musicians, painters should be unhappy – even those who are happy. What you recently said about Guy de Maupassant is yet another proof of this. It churns up the same old question once again : is life entirely visible to our eyes or do we only know only one hemisphere of it before we die? If we were to take just one single example – the painters who are dead and buried communicate with the next generation or with many new generations, through their works. Is that all there is to it or is there something more behind? Maybe in a painter’s life, death is not the most difficult thing. I readily confess that I know nothing whatsoever about it. However, watching the stars makes me dream just as the black points representing cities and villages on a geographical map do. Why, I wonder, should the luminous points of the firmament be less accessible to us than the black points on the map of France?

If we take the train to Tarascon or Rouen, we take death to go onto a star. One thing is definitely true in this reasoning and that is – while we are alive, we cannot go onto a star, not any more than we can take a train once we are dead. Finally, I don’t find it impossible that cholera, gravel, consumption, cancer could be means of heavenly locomotion, just like steam boats, buses and railway are on earth. Dying of old age would be like going there walking.”

Vincent Van Gogh.

Nuit blanche 2016 à Paris

30/08/2016 | Créativité | Permalink

Le franchissement

Cécile Daimez et Florence Derail

vous invitent à un happening sensoriel, plastique et poétique
qui met en éveil les sens et leur qualité de perception directe,
à travers une ballade guidéenuit_blanche_2016-a20d6 parmi les oeuvres de la plasticienne Cécile Daimez, liant le toucher, la vue, l’ouïe et les mots. Ce sera l’occasion d’ouvrir les portes à votre propre créativité, de franchir  le mur qui sépare parfois les artistes et leur public… 

Samedi 1er octobre  113 avenue Daumesnil 75012 Paris

à partir de 19h jusque 23h.

Esprit de groupe, esprit de choeur 2016/2017 cours&ateliers

20/08/2016 | Créativité | Permalink

«Esprit de groupe, esprit de choeur»

enseigné par Florence Derail 

Voici le nouveau planning & tarifs d’esprit de groupe, esprit de choeur qui combinera atelier et/ou cours du soir. Afin de pouvoir satisfaire le plus grand nombre j’ai jonglé cette année entre week end mercredi et vendredi soir. J’espère que vous y trouverez votre compte. A très vite ! Merci de vous inscrire à cette adresse : [email protected]

Dans un esprit de jeu et d’échange nous continuons cette année à explorer ce que signifie être ensemble, communiquer de manière satisfaisante en étant pleinement nous mêmes, présents et ouverts.

La méditation est le fondement et la porte d’entrée pour percevoir directement nos sens, et donc pour atteindre une communication réelle avec notre monde. Nous sommes habitués à fonder nos choix sur des schémas d’habitude, sans cesse acceptant ou rejetant les situations. Mais quand nous prenons de la distance avec ces schémas, on peut voir le monde directement et permettre à des actions spontanées de surgir, nous pouvons être inspirés, en contact avec notre humanité et d’immenses ressources d’intelligence et de coeur. Collaborer devient évident. Et nous pourrions même être créatifs !

Nous nous entrainerons donc à regarder, à écouter, à être présents, à sentir, à être prêts, à être ensemble, nous explorerons le rapport de l’esprit et du corps, de l’esprit et de la parole, la voix, les mots, le mouvement notre interaction avec les autres. Nous examinerons les facettes de notre expérience pré conceptuelle, notre motivation. Quelles émotions influencent ou recouvrent cette expérience directe? Nous approfondirons la connaissance de notre esprit en relation avec le monde.

Esprit de groupe, esprit de choeur est ouvert à tous ceux qui veulent bien s’ouvrir à l’inconnu, être curieux et s’articulera autour de plusieurs rendez vous :

cycle complet automne / hiver

tarif : 80€

vendredi 4/11 : 19h30 – 21h30
samedi 5/11 : 14h00 – 18H00
dimanche 6/11 : 14h00 – 18h00
mercredis 23/11 – 25/01/2017 : 19h30 – 21h30

A la carte :
Atelier 4/5/6 novembre
Ralentir et voir, conscience en éveil tarif 65 euros
Dans cet atelier nous créerons des ponts entre la méditation et notre vie, nous questionnerons entre autre notre désir d’harmonie, de paix et la pression, le speed de la vie en société, au travail, en famille…On aimerait bien ralentir, être plus attentifs, plus aimant mais comment s’y prendre? On voudrait bien être plus proche de soi, plus créatifs, mais nous n’avons pas le temps…! Nous examinerons ce « mais » tout en considérant notre rapport au monde et nos états d’esprits…plus sur https://paris.shambhala.fr

mercredis 23/11 et 25/01, vendredi 4/11 : 20€ chaque cours
Cours Méditation en action, la pratique consistera à synchroniser corps, sensation et conscience, à nous éveiller à l’espace mais aussi à reconnaître notre façon d‘être dans un groupe et apprécier la communication par le jeu, les sens, le corps, l’improvisation de mouvements, la voix, les mots… à incarner qui nous sommes, à nous accorder joyeusement.

Une histoire à raconter : Deux séances de 4h seront proposées au printemps, le samedi matin en complément des cours du soir et seront consacrées à l’élaboration d’un projet collectif où seront sollicités votre imaginaire, votre créativité et le jeu théâtral et vocal

Café concert

Une fois par mois à partir du mois de novembre de 18h à 19h30, les 20/11- 12/03/17- 5/06/17
à la suite des nyintüns (journées de méditation),d’autres dates seront proposées ultérieurement)
vous êtes conviés à venir vous amuser en chansons.

Nul besoin de savoir chanter, nous chanterons en groupe, n’hésitez pas à apporter des paroles ou votre instrument pour accompagner.

Entrée libre

Poésie spontanée et collective – des paroles et des mots extraits –

02/05/2016 | Créativité | Permalink

Le blond d’un parquet flottant

pieds nus

délice suprême

 

Mon nez contre l’écorce de l’arbre

le gel au bout de mes doigts

le froid de ma tombe au milieu des bois

 

l’heure en goutte à goutte

coule dans mes veines comme de l’or

ça brûle

 

battement d’aile dans le ciel

le vent s’en fait l’écho

je suis sur mon coussin

 

le devenir des bulles

légères dans l’air frais du matin

et puis

 

elle s’approchait tout doucement

le silence suspendu à ses pas

une lettre à la main

 

bruit des voix au dehors

papier froissé au dedans

en soi le silence blanc de la lune

 

l’armoire blanche sonne

son ventre est plein

c’est l’heure d’ouvrir la fenêtre

 

souffle infini tout autour

glissades spaciales

sur le mur le chat se lèche

 

les fenêtres se reflètent

dans les eaux langoureuses du canal

je souris

 

une belle au regard de feu

des racines dans les pieds

sur le chemin, des brillances

 

la vie s’efface

doucement je la regarde qui passe

fermant les yeux

 

 

20151004_131434

entre l’espace infini et la porte étroite

je découvre les fils qui relient les oiseaux entre eux

monsieur propre est infaïble,  toujours à disposition

le soulagement revient, l’homme est perplexe

Des Paroles et des Mots : atelier

16/03/2016 | Créativité | Permalink

Corps et mouvement – Ecriture contemplative – 30 et 1er mai 2016 – 9h45/18h

Deux propositions à explorer alternativement ensemble et séparément, l’une sur l’écriture, l’autre sur la voix et le corps dans l’espace. Les acteurs s’inspireront parfois du travail des écrivants et réciproquement.

Du côté de l’expression: relation des mots à l’espace, au corps, notre esprit, nos intentions, nos émotions. Mots creux ou mots vivants, exprimant pleinement qui nous sommes…dans un esprit de co création.

Du côté de l’écriture : élargir le champ de nos expérimentations formelles, faire de nos émotions le terreau de nos productions, partager nos textes et nos questions…

Ce sera l’occasion pour l’atelier « esprit de groupe, esprit de choeur  » et l’atelier d’écriture de se rencontrer. Apportez votre pique-nique, nous déjeunerons au centre.
Il est possible de ne participer qu’à la journée du samedi.

Tarif: 90 euros  –
pour le samedi uniquement: 50 euros  –

Lieu : centre shambhala 17 rue eugène varlin  75010 Paris

YÜN

13/11/2015 | Créativité | Permalink

«L’art contemplatif est l’art qui jaillit de l’état d’esprit méditatif. S’entraîner aux arts contemplatifs c’est apprécier l’unicité de l’expérience sensorielle. Dans ce contexte l’art devrait provoquer une qualité d’attention éveillée, de présence. Une œuvre d’art arrête notre esprit et nous amène dans l’instant ; au delà de cela même elle pourrait nous emmener dans une certaine direction… dans l’idée que l’art peut accentuer ou révéler la réalité d’une situation, qu’il peut mettre en relief la magie qui est déjà à l’œuvre. »
C. Trungpa.

« L’art se trouve au cœur de notre être le plus intime et il fait partie de la nature des choses tout aussi sûrement qu’un arbre, un lac, un nuage. Quand nous l’ignorons, même en tant que spectateurs, nous en sommes diminués pendant tout notre bref séjour terrestre »
Jim Harrison

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Le projet YÜN a pour but d’intégrer les disciplines contemplatives au meilleur des traditions occidentales. Dédié à l’apprentissage d’artistes émergents ou établis aussi bien qu’à des personnes qui n’ont pas de discipline artistique, à l’innovation aussi bien qu’à la pratique de techniques traditionnelles, ce programme intègre le théâtre, la danse mais aussi la musique ainsi que l’écriture dans une orientation expérimentale. Chaque groupe travaille comme une compagnie dédiée à la recherche dans un environnement favorisant la création.

« Son propos est de réveiller le regard que nous portons sur les expériences, ordinaires ou imprévisibles, qui se présentent ici, maintenant.  Comment cultiver notre créativité dans notre expérience quotidienne et artistique ?

Comment développer un regard artistique dans notre vie de tous les jours, une curiosité et une appréciation du monde dit « ordinaire » ?

Comment libérer l’expérience artistique des enjeux de réussite personnelle et de reconnaissance sociale ; comment nous ouvrir à des possibilités d’expression et d’exploration neuves et authentiques, dégagées des préconceptions esthétiques et des références culturelles idéales ? La pratique des arts contemplatifs nous propose d’aller à la rencontre du monde de nos perceptions, de notre rapport à l’espace, aux objets et aux autres avec simplicité, douceur et cultive la liberté d’explorer ce qui surgit.

Lâcher prise de nos tendances à vouloir maîtriser et répéter le connu, donner de la place à l’inattendu, à l’imprévisible de ce que nous sommes spontanément. 
Nous libérer de l’agressivité, qu’elle soit tournée vers nous, lorsque nous doutons ou exigeons de nous-mêmes, ou qu’elle soit tournée vers les autres, lorsque nous cherchons à impressionner par du spectaculaire.
 Nous laissant être, entrer en contact et en échange avec ce qui est là : que cela nous séduise, nous repousse, nous effraie ou nous indiffère, lui donner voix.
 Du point de vue contemplatif, la question n’est pas de produire une « belle » œuvre mais d’expérimenter le plus directement et exprimer au plus juste les processus de pensée et les phénomènes du monde que nous traversons. »

The mission of this program is to integrate contemplatives disciplines and the best of western theatre and dance tradition, to bring the practices of mindfulness and awareness into the process and training of emerging artists as well as established artists. Using the company model, each group is devoted to innovative research, traditional techniques as well as delivering accomplished products… The program integrates theater, dance, music and innovative ways of writing  based on a « lab » or experimental orientation and designed for mature applicants who have grounding in traditional techniques and have cultivated their own point of view and body of work or complete beginners…

Marcia Shibata ou l’art de l’Ikebana

12/11/2015 | Ikebana | Permalink

Ceci est l’adaptation d’un “auto-entretien” qu’a fait Marcia avec elle-même à partir de questions qu’un complet débutant de Kado pourrait se poser. Marcia l’a enregistré dans sa voiture pendant son retour de Montréal (trois heures de route pour le Vermont où elle habite) après son cours hebdomadaire avec Watanabe sensei, son professeur d’Ikebana Sogetsu. 11/01/2001
Traduit de l’anglais par Joseph Prelis.

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Que veut dire Kado ? Que veut dire Ikebana ?

En fait, Kado vient d’un très ancien terme chinois et a pour origine deux mots.
Dao est la prononciation correcte chinoise qui devient do en japonais. Je ne suis pas sûre de ce que Ka serait en chinois. Cela veut dire “le chemin ou la voie des fleurs“.Ka est fleur et do est chemin ou voie, et cette combinaison particulière de mots indique le déroulement d’un voyage, juste comme quand vous marchez sur un chemin dans la forêt : vous commencez quelque part, vous cheminez et vous arrivez quelque part. De l’autre coté, le terme Ikebana, Ike-bana, est purement japonais à l’origine, c’est à dire il existe uniquement en japonais. Ikeru veut litéralement dire “respirer”, et par conséquent “être vivant“. Donc, Ike qui en est dérivé veut dire “souffle”, ce qui est une métaphore pour la vie ou vivre. Bana est une transformation de hana, “fleur”, mais les japonais aiment combiner des choses de façon harmonieuse, équilibrée, et pour l’esthétique japonaise ike-hana est un son trop dur, tandis que ike-bana est plus arrondi, à la fois fort et doux, ce qui est bien sûr le désir ultime d’équilibre dans la vie, comme vous essayez d’avoir assez de vif et assez de doux, ou assez de lourd et assez de léger… Donc, c’est cela la différence entre les deux termes.

Dans quel but pratique t-on Kado ? Qu’est-ce qui pourrait nous inciter à le faire ?

AAAAAm8hF0UAAAAAAGALWAEn fait, il y a probablement autant de raisons que de personnes qui le pratiquent. Je peux vous en donner quelques-unes et vous pouvez en trouver d’autres, je suis sûre que vos réponses seront tout aussi bonnes. D’abord, il y a le plaisir pur de faire quelque chose de très beau. La pratique en elle-même utilise des matériaux de la nature, les fleurs bien sûr et les branches, et les matériaux sont incontestablement beaux, universellement beaux : partout où l’on va dans le monde, on trouve toujours quelque chose d’un peu différent, quelque chose de neuf. C’est une histoire sans fin de découvertes, à quel point la nature se manifeste merveilleusement dans ses innombrables formes. Donc, ça c’est une raison très simple d’étudier cette pratique.
Une autre raison serait que c’est une discipline artistique, ou une discipline contemplative qui a comme secret sousjacent une clef pour chaque étudiant, pour chaque personne, qui permet de comprendre l’intelligence innée de l’univers. Alors, cela a l’air d’une grande déclaration, mais en fait, elle s’avère être vraie. Une autre manière de l’exprimer, est que par l’étude de la pratique des fleurs – Kado – vous pouvez commencer réellement à comprendre l’équilibre dans la nature. L’équilibre dans la nature est toujours évident, on a juste à ouvrir ses yeux et voir, littéralement voir, là devant soi.

Aujourd’hui, par contre, la plupart des gens sont pris dans toutes sortes d’activités qui n’ont plus de lien avec la nature. En particulier depuis la révolution industrielle, le rythme de vie est devenu tellement intense qu’il faut vraiment prendre du temps pour aller se promener en forêt par exemple, alors que cela pourrait être juste une manifestation tout à fait normale dans votre vie. Avant la révolution industrielle, la plupart des gens vivaient proches des fermes et, même en ville, le rythme de vie était moins intense en termes de vitesse et pas si aliéné, éloigné de la nature.

Maintenant, la nature nous est devenue extrêmement étrangère et une personne doit faire un très grand effort pour rentrer en contact avec la nature à nouveau et par cela avoir même une menue possibilité de comprendre son équilibre inné ou son intelligence innée. La clef ou le secret là-dedans est de savoir – même si cela a été dit déjà une centaine de millions de fois, ou au moins quand même mille fois – que l’humanité elle-même fait partie de ce schéma plus large, ou plutôt – schéma n’est pas un bon terme – je dirais, de cette expression, de cette manifestation plus vaste qu’est la nature. Et cela aussi, on l’a complètement oublié, et la plupart des êtres humains sur la planète aujourd’hui, je pense, se sentent complètement aliénés de tout ce qui a à voir avec la nature. Donc, afin de vraiment comprendre les principes fondamentaux de cette pratique, il faut les recevoir d’un bon enseignant, c’est-à-dire un enseignant qui sait – certains enseignants ne savent pas, donc il faut faire attention – mais un enseignant qui sait peut aider à vous guider, litéralement, vers vous-mêmes et votre intelligence innée ou votre équilibre inné. La pratique des fleurs est par elle-même déjà assez étonnante, mais elle est une métaphore qui va tellement au-delà qu’elle est plus qu’étonnante, elle est profonde, fondamentalement profonde. Donc, c’est une autre raison de pratiquer cette discipline ou cette voie.

Une autre raison de pratiquer les fleurs, c’est qu’il y a là une magie, en ce que vous pouvez réellement sortir de vous-mêmes et devenir un avec ce que vous faites. Si vous essayez de faire cela, dans n’importe quelles circonstances, sous n’importe quel nom, ce n’est pas possible. Mais il est possible de le faire avec les fleurs, ou en effet avec toute autre activité, mais avec les fleurs il semble que cela soit assez disponible, terriblement disponible. On pourrait dire être capable de sortir de soi-même et inconsciemment juste faire ce qu’on fait – ne disons, pas “inconsciemment”, mais juste faire ce qu’on fait, très simplement et directement. C’est une magie extraordinaire qui est très, très naturelle. Elle se produit, peut se produire, avec la pratique des fleurs, mais si vous voulez qu’elle se produise et que vous essayez de la fabriquer, c’est la meilleure garantie pour qu’elle ne se produise pas ! Il y a d’autres raisons, comme je disais, et je suis sûre que vous pouvez en trouver encore.

Vous avez parlé de bons enseignants et d’enseignants moins bons. Est-ce que vous pouvez en dire un peu plus ?

Oui, je veux bien. D’un certain point de vue, tous les enseignants sont de bons enseignants, même s’ils sont méchants, égoistes, ou cupides, ce sont quand même de bons enseignants. Et pourquoi seraient-ils de bons enseignants ? Parce que c’est le type d’enseignant qui vous apprend comment il ne faut pas être. Donc de ce point de vue, tous les enseignants sont de bons enseignants, parce que, quand vous rencontrez quelqu’un comme enseignant, vous devez garder en tête qu’ils va vous enseigner non seulement ce qu’il sait mais aussi qui il est, il s’expose, soit consciemment soit inconsciemment. Et vous, l’étudiant, absorberez ce que vous pouvez. Ceci est une manière de répondre à la question. Une autre réponse serait qu’un bon enseignant, de mon point de vue personnel, est quelqu’un qui sait comment enseigner les fleurs au-delà des fleurs. En d’autres termes, qui enseigne Kado de telle manière que cela soit incorporé dans ce que moi j’appelle l’esprit vaste ou l’esprit plus vaste. Ainsi, l’étudiant n’apprend pas uniquement les formes, du style sur la gauche ou sur la droite par exemple, mais il apprend en réalité par rapport à la vie toute entière, il apprend par rapport à la vérité de la vie. Il est en effet guidé à entrer dans ce domaine, dont j’ai parlé avant, de l’intelligence et de l’équilibre innés de l’univers. C’est cela, un bon enseignant. En fait, si vous trouvez un enseignant comme ça, c’est un grand enseignant, c’est un être humain extraordinaire. Et de plus, cet enseignant est encore plus grand si elle ou il non seulement comprend cette idée de l’intelligence innée de la nature, mais en effet l’incarne en elle-même ou lui-même complètement, totalement. Alors, vous êtes vraiment entre les mains d’un maître. Ce n’est pas seulement de façon intellectuelle de rassembler l’information et de la transmettre, mais c’est l’incarnation, totale ou le plus possible, de cette compréhension qui est transmise. C’est cela, le maître. Donc cela va au-delà du bon enseignant, vers ce que nous pouvons appeler le grand maître. Et je crois que ces gens sont – dans mon expérience – extrêmement rares. Bon, cela suffit sur le sujet, je pense que ça se comprend tout seul.

Prenons une autre question maintenant.

Avec quelle périodicité conseilleriez-vous de faire la pratique des fleurs ? Chaque jour ?

Non, chaque jour c’est probablement trop. Sauf si vous êtes complètement passionné et voulez devenir enseignant, alors il faut pratiquer tous les jours : en effet, il faut y abandonner toute sa vie et il faut pratiquer chaque jour avec un enseignant qualifié, il faut pratiquer chaque jour, exactement comme si vous vouliez devenir pianiste professionnel ou patineur sur glace aux jeux Olympiques, vous devez pratiquez tous les jours.
La plupart d’entre nous, par contre, ne veulent pas devenir enseignant, alors mon conseil est de pratiquer une fois par semaine. C’est une façon très naturelle de s’organiser, parce que normalement la pratique qu’on fait avec un enseignant s’en va, disparaît en la durée d’une semaine. Ainsi, l’espace est preparé à nouveau pour une nouvelle opportunité de pratiquer. Et aussi, je recommande totalement de pratiquer avec un enseignant pendant beaucoup, beaucoup d’années. Il est complètement impossible d’apprendre cette discipline à partir d’un livre. Et il est complètement impossible d’aller assez loin pour arriver à la profondeur nécessaire si vous pratiquez seulement comme un jeu. Disons, six mois et après vous décidez que vous pouvez le faire tout seul et jouer avec. Ce n’est pas ce genre de truc. Vous pouvez le faire ainsi si vous voulez, mais alors il faut savoir que vous avez seulement mangé la crème fraîche du gateau, vous n’avez pas encore commencé à goûter le gateau, et vous n’êtes certainement pas arrivé à faire la vaisselle, ce qui est une manifestation encore plus avancée de manger du gateau ! Alors, ne vous faites pas d’illusion en pensant qu’un weekend, ou quelques mois, ou même un an sera assez. Si c’est tout ce que vous avez envie de faire, c’est bien. Mais cette pratique continue pour le reste de votre vie et va de plus en plus profondément, dans des endroits que moi je sais ne pas avoir encore découverts.

Depuis combien de temps pratiquez-vous ainsi, Marcia ?

En fait, je le fais depuis maintenant 25 ans.

marcia_shibata_240x197 Est-ce que vous pouvez voir que vous avez fait quelques progrès ?

Oui, je peux voir que j’ai avancé un peu (Marcia éclate de rire). Aussi, je vois plus, maintenant, ce que je ne sais pas. Je pense que c’est là un vrai signe de ce que moi j’appelle le progrès, c’est de reconnaître combien je ne sais pas. Cela rend très humble et c’est O.K., c’est bien. Je ne veux pas me donner en spectacle ici, mais je crois que quiconque a fait une pratique en profondeur, que ce soit des disciplines occidentales comme les mathématiques ou le piano ou la voix ou même l’informatique, peut reconnaître qu’après tant d’années de pratique diligente et tant d’heures ennuyeuses, presque irritantes, frustrantes, quand on commence à voir son soi-disant progrès, on reconnait aussi en vérité que c’est sans fin. Et c’est O.K., cest O.K. comme ça…

Est-ce que c’est vraiment sans fin ?

Eh oui, d’un certain point de vue, c’est vraiment sans fin, en terme d’apprentissage, comme je suggérais dans ma dernière réponse. Mais il y a un autre endroit qui je suis sûre existe et qu’on peut appeler “la fin”. Bien sûr, ces termes sont relatifs, ce sont des mots et les mots rendent les choses un peu inaccessibles, mais c’est le mieux qu’on puisse faire. Quand vous arrivez à cette soi-disante fin dont je parle ici, alors et seulement alors le vrai début commence. Et ce que cela veut dire, ce que cela veut vraiment dire, c’est que les enseignements par les fleurs sont tellement incorporés dans la personne qu’elle commence à reconnaître que tous les moments de la journée, sont la pratique de Kado. Pas juste la pratique en elle-même avec l’enseignant une fois par semaine, mais tous les moments de la journée deviennent pratique de Kado. Et quand cela fonctionne réellement à l’intérieur de la personne, dans son esprit et dans son être, c’est la fin de quelque chose et le début de quelque chose, que j’appellerais même plus grande.

Kado-Pin-Outline-1
L’école avec laquelle on étudie a-t elle de l’importance?

Je ne pense pas que cela ait une grande importance. Au Japon, il y a ce qu’on appelle trois grandes écoles, et après il y a – selon les sources qu’on utilise – à peu près une vingtaine ou une trentaine de grandes écoles mineures, et après cela il y a encore – écoutez bien ! – c’est une estimation, entre deux et trois mille écoles mineures. Cela fait beaucoup d’écoles, et comment savoir laquelle choisir ? En Occident, ce n’est pas si difficile, parce qu’uniquement les grandes écoles ont l’argent pour s’établir au-delà du Japon. Par exemple à Paris, vous avez une des grandes écoles bien établie, c’est l’école Ohara. Je ne sais pas si à Paris il y a des enseignants des écoles Sogetsu et Ikénobo, mais cela ne m’étonnerait pas, parce que celles-là sont les trois grandes écoles au Japon : Ikénobo, Ohara et Sogetsu. De ces trois écoles vous pouvez trouver des enseignants dans la plupart des grandes villes dans le monde, y compris l’Amérique Latine ou la Chine. Les autres vingt ou trente grandes écoles mineures sont plus rares, et je suis sûre que les deux ou trois mille autres écoles n’existent qu’au Japon.
La seule chose que je veux dire est ceci : l’école avec laquelle vous étudiez n’a pas d’importance, vous apprendrez ce que vous apprendrez. Dans la plupart des écoles que j’ai rencontrées – en fait, j’ai travaillé avec des enseignants des trois grandes écoles – l’enseignement principal est grosso modo le même, les mots peuvent varier un peu, et la formation de base peut différer un peu, mais les enseignements fondamentaux, qui ont en réalité à voir non pas avec l’école mais avec la nature, sont les mêmes. Donc, pour commencer dans cette pratique, n’importe quelle école est bonne.
Il y a seulement une école que je déconseillerais pour débutants. Mon a priori concerne la technique utilisée. L’école s’appelle Enshu. L’école Enshu est connue pour ses exagérations incroyablement – j’employerai le mot – grossières mais ici cela veut dire aussi grandioses : des exagérations grandioses – en ce qui concerne les curvations, c.-à.-d. courbant les branches dans des positions quasiment impossibles dans le domaine de la réalité. C’est une grande phrase, mais qu’est-ce que je veux dire ? Cela veut dire pousser les choses à leur limite de courbement. Ainsi, même si les expressions sont extraordinairement belles et étonnantes et impressionnantes, je crois que ce qui se passe, c’est que l’étudiant se laisse piéger par deux choses.

Premièrement, beaucoup de temps est consacré à la technique, dans mon opinion plus que nécessaire, par ce que ce n’est pas cela le message principal du Kado. Le message principal du Kado est plus profond que d’apprendre comment tordre une branche en forme de 8 afin qu’elle garde cette forme plus ou moins pour toujours. Je pense qu’il y a des questions plus importantes dans la vie que celle-ci, mais je dois nuancer mon affirmation là aussi, c’est mon biais à moi. C’est donc le premier point : passer trop de temps dans la technique, une technique très, très raffinée, mais qui prend tellement de temps…

Le deuxième point est plus philosophique, à savoir : l’école Enshu enseigne la manipulation. Pour la plupart des formes d’expression – au moins pour autant que j’ai pu voir – dans cette école, la clef est la manipulation des formes naturelles. Alors, l’idée est de créer des formes extraordinaires de beauté, mais ce qui se passe psychologiquement, c’est que cela donne la permission à l’étudiant de manipuler la nature loin au-delà de ce que la nature ferait normalement. Ainsi, on donne à l’étudiant cette vision de prendre quelque chose en pensant que ce n’est pas assez bien tel quel et donc de le manipuler, de le changer en ce que ce n’est pas, afin de le rendre acceptable. Attention, ceci est une affirmation relative qu’il faut spécifier dans le contexte de tout un ensemble d’idées. Quelqu’un pourrait très bien dire qu’il n’y voit aucun problème.

Et, en effet, il n’y a pas de problème, mais encore une fois, ma vision est qu’il y a quelque chose de plus important : cette pratique peut montrer à l’étudiant la vérité de la réalité telle qu’elle est, sans manipulation. Et cela est plus important, surtout au début, que d’apprendre comment changer les choses juste parce que vous ne les aimez pas. Nous le faisons déjà de toute façon sans arrêt, nous changeons ou nous recouvrons constamment les choses parce qu’elles nous ne plaisent pas. En vérité, une pratique qui est vraiment profonde, commence par la réalité telle qu’elle est, par la clarté. Et ensuite, à partir de cette fondation de clarté, si elle est réellement comprise et réellement vue, peut-être il sera possible au bon moment et au bon endroit d’offrir ou de faire quelques changements. Donc, c’est de ce point de vue philosophique que je pars et c’est pourquoi je déconseillerais à l’étudiant de pratiquer l’approche Enshu, jusqu’à ce qu’il comprenne le précédent. A nouveau, je veux spécifier : c’est ma conviction personnelle, mon point de vue.
Y a-t-il une chose particulière dans la pratique de Kado qui, à votre sentiment, est plus importante que tout le reste ?
En fait, tout l’ensemble est important. Chaque geste que vous faites est important. Déjà juste commencer est important, juste continuer à pratiquer est important, juste apprendre à apprécier les formes dans la nature est important… Tout l’ensemble est important du début à la fin. Et apprendre à nettoyer après, en fait, oui, nettoyer est important ! Cela fait tout entier partie de la pratique, bien sûr.
Mais je pense que votre question veut indiquer autre chose et je voudrais répondre comme suit. La découverte de l’espace est pour moi la question clef, la clef d’or de la pratique des fleurs. La pratique des fleurs Kado est très différente de la conception occidentale de l’arrangement floral. Les ingrédients ou les matériaux qui rentrent dans l’arrangement sont importants, bien sûr, mais aussi important, sinon plus important, est l’espace qui est exprimé, ou délimité, ou inclus, ou senti, ou défini, autour des matériaux qui sont mis ensemble : l’espace, l’espace même. Et ceci est ultimement profond. C’est ce que moi je considère la clef d’or de Kado. Il y a plus à dire par rapport à l’espace, beaucoup, beaucoup plus, mais je ne veux pas vous expliquer, je préfère que vous le découvriez par vous-même.


*/ N. d. T. Ainsi Kado implique plus la notion de cheminement, de suivre un chemin (spirituel) par les fleurs : cf. Tao ou Dao; tandis que Ikebana met plus l’accent sur le respect de la nature vivante : rendre la vie, le “souffle” aux fleurs. Evidemment, les deux aspects sont toujours présents dans la pratique des fleurs, mais à des degrés différents (cf. infra).
*/ N. d. T. sensei est le titre honorifique pour “maître” au Japon. Il est toujours rajouté après le nom.
*/ N. d. T. Oui, en effet toutes ces trois écoles existent à Paris.
*/ N. d. T. Probablement nommée d’après Enshu Kobori (1579-1647), grand maître de thé et maître paysagiste-dessinateur de jardins célèbre du XVIIe siècle, connu pour ses goûts aristocratiques et son style extrêmement raffiné, d’une grande sophistication.

 

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Ateliers de Kado avec Marcia Shibata :

A Paris, une fois par an chaque mois de mai.

Programmes résidentiels ouverts à tous et pour pratiquants confirmés :

En septembre de chaque année Centre de méditation bouddhiste Shambhala

Dechen Chöling
Mas Marvent 87700 Saint-Yrieix sous Aixe, (près de Limoges)
www.dechencholing.org
Tél : (+33) 05 55 03 55 52 Courriel : [email protected]

Esprit de groupe, Florence Derail

03/07/2015 | Créativité, Méditation | Permalink

Mudra conscience de l’espace est une exploration exigeante de notre relation au corps, à l’esprit et à l’espace. Cette méthode synchronise corps et esprit à travers des exercises guidés qui combinent une conscience élargie, à une présence physique intense et des mouvements, postures, mises en jeu….

Mudra signifie geste. Lorsque le corps et l’esprit sont synchronisés, une confiance naturelle émerge, nous sommes pleinement présents et chaque geste devient puissant et expressif.

A partir de sa formation en danse monastique au Tibet, Chögyam Trungpa a proposé ce training aux acteurs du Mudra Theater group (usa) au début des années 70 mais si elle est bénéfique pour les acteurs cette pratique s’adresse à tous, particulièrement ceux qui souhaitent joindre méditation et action, et vivre de manière authentique et intrépide.

 

Enseigné par Florence Derail

27 janvier, 24 février, 23 mars // 27 avril, 25 mai, 22 juin 2016.

Limité à 16 personnes. De 19h30 à 21h30.  17 rue Eugène Varlin. Tarif :  40 euros chaque cycle de 3 cours.