Yün  un projet artistique et éducatif

Marcia Shibata ou l’art de l’Ikebana

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Ceci est l’adaptation d’un “auto-entretien” qu’a fait Marcia avec elle-même à partir de questions qu’un complet débutant de Kado pourrait se poser. Marcia l’a enregistré dans sa voiture pendant son retour de Montréal (trois heures de route pour le Vermont où elle habite) après son cours hebdomadaire avec Watanabe sensei, son professeur d’Ikebana Sogetsu. 11/01/2001
Traduit de l’anglais par Joseph Prelis.

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Que veut dire Kado ? Que veut dire Ikebana ?

En fait, Kado vient d’un très ancien terme chinois et a pour origine deux mots.
Dao est la prononciation correcte chinoise qui devient do en japonais. Je ne suis pas sûre de ce que Ka serait en chinois. Cela veut dire “le chemin ou la voie des fleurs“.Ka est fleur et do est chemin ou voie, et cette combinaison particulière de mots indique le déroulement d’un voyage, juste comme quand vous marchez sur un chemin dans la forêt : vous commencez quelque part, vous cheminez et vous arrivez quelque part. De l’autre coté, le terme Ikebana, Ike-bana, est purement japonais à l’origine, c’est à dire il existe uniquement en japonais. Ikeru veut litéralement dire “respirer”, et par conséquent “être vivant“. Donc, Ike qui en est dérivé veut dire “souffle”, ce qui est une métaphore pour la vie ou vivre. Bana est une transformation de hana, “fleur”, mais les japonais aiment combiner des choses de façon harmonieuse, équilibrée, et pour l’esthétique japonaise ike-hana est un son trop dur, tandis que ike-bana est plus arrondi, à la fois fort et doux, ce qui est bien sûr le désir ultime d’équilibre dans la vie, comme vous essayez d’avoir assez de vif et assez de doux, ou assez de lourd et assez de léger… Donc, c’est cela la différence entre les deux termes.

Dans quel but pratique t-on Kado ? Qu’est-ce qui pourrait nous inciter à le faire ?

AAAAAm8hF0UAAAAAAGALWAEn fait, il y a probablement autant de raisons que de personnes qui le pratiquent. Je peux vous en donner quelques-unes et vous pouvez en trouver d’autres, je suis sûre que vos réponses seront tout aussi bonnes. D’abord, il y a le plaisir pur de faire quelque chose de très beau. La pratique en elle-même utilise des matériaux de la nature, les fleurs bien sûr et les branches, et les matériaux sont incontestablement beaux, universellement beaux : partout où l’on va dans le monde, on trouve toujours quelque chose d’un peu différent, quelque chose de neuf. C’est une histoire sans fin de découvertes, à quel point la nature se manifeste merveilleusement dans ses innombrables formes. Donc, ça c’est une raison très simple d’étudier cette pratique.
Une autre raison serait que c’est une discipline artistique, ou une discipline contemplative qui a comme secret sousjacent une clef pour chaque étudiant, pour chaque personne, qui permet de comprendre l’intelligence innée de l’univers. Alors, cela a l’air d’une grande déclaration, mais en fait, elle s’avère être vraie. Une autre manière de l’exprimer, est que par l’étude de la pratique des fleurs – Kado – vous pouvez commencer réellement à comprendre l’équilibre dans la nature. L’équilibre dans la nature est toujours évident, on a juste à ouvrir ses yeux et voir, littéralement voir, là devant soi.

Aujourd’hui, par contre, la plupart des gens sont pris dans toutes sortes d’activités qui n’ont plus de lien avec la nature. En particulier depuis la révolution industrielle, le rythme de vie est devenu tellement intense qu’il faut vraiment prendre du temps pour aller se promener en forêt par exemple, alors que cela pourrait être juste une manifestation tout à fait normale dans votre vie. Avant la révolution industrielle, la plupart des gens vivaient proches des fermes et, même en ville, le rythme de vie était moins intense en termes de vitesse et pas si aliéné, éloigné de la nature.

Maintenant, la nature nous est devenue extrêmement étrangère et une personne doit faire un très grand effort pour rentrer en contact avec la nature à nouveau et par cela avoir même une menue possibilité de comprendre son équilibre inné ou son intelligence innée. La clef ou le secret là-dedans est de savoir – même si cela a été dit déjà une centaine de millions de fois, ou au moins quand même mille fois – que l’humanité elle-même fait partie de ce schéma plus large, ou plutôt – schéma n’est pas un bon terme – je dirais, de cette expression, de cette manifestation plus vaste qu’est la nature. Et cela aussi, on l’a complètement oublié, et la plupart des êtres humains sur la planète aujourd’hui, je pense, se sentent complètement aliénés de tout ce qui a à voir avec la nature. Donc, afin de vraiment comprendre les principes fondamentaux de cette pratique, il faut les recevoir d’un bon enseignant, c’est-à-dire un enseignant qui sait – certains enseignants ne savent pas, donc il faut faire attention – mais un enseignant qui sait peut aider à vous guider, litéralement, vers vous-mêmes et votre intelligence innée ou votre équilibre inné. La pratique des fleurs est par elle-même déjà assez étonnante, mais elle est une métaphore qui va tellement au-delà qu’elle est plus qu’étonnante, elle est profonde, fondamentalement profonde. Donc, c’est une autre raison de pratiquer cette discipline ou cette voie.

Une autre raison de pratiquer les fleurs, c’est qu’il y a là une magie, en ce que vous pouvez réellement sortir de vous-mêmes et devenir un avec ce que vous faites. Si vous essayez de faire cela, dans n’importe quelles circonstances, sous n’importe quel nom, ce n’est pas possible. Mais il est possible de le faire avec les fleurs, ou en effet avec toute autre activité, mais avec les fleurs il semble que cela soit assez disponible, terriblement disponible. On pourrait dire être capable de sortir de soi-même et inconsciemment juste faire ce qu’on fait – ne disons, pas “inconsciemment”, mais juste faire ce qu’on fait, très simplement et directement. C’est une magie extraordinaire qui est très, très naturelle. Elle se produit, peut se produire, avec la pratique des fleurs, mais si vous voulez qu’elle se produise et que vous essayez de la fabriquer, c’est la meilleure garantie pour qu’elle ne se produise pas ! Il y a d’autres raisons, comme je disais, et je suis sûre que vous pouvez en trouver encore.

Vous avez parlé de bons enseignants et d’enseignants moins bons. Est-ce que vous pouvez en dire un peu plus ?

Oui, je veux bien. D’un certain point de vue, tous les enseignants sont de bons enseignants, même s’ils sont méchants, égoistes, ou cupides, ce sont quand même de bons enseignants. Et pourquoi seraient-ils de bons enseignants ? Parce que c’est le type d’enseignant qui vous apprend comment il ne faut pas être. Donc de ce point de vue, tous les enseignants sont de bons enseignants, parce que, quand vous rencontrez quelqu’un comme enseignant, vous devez garder en tête qu’ils va vous enseigner non seulement ce qu’il sait mais aussi qui il est, il s’expose, soit consciemment soit inconsciemment. Et vous, l’étudiant, absorberez ce que vous pouvez. Ceci est une manière de répondre à la question. Une autre réponse serait qu’un bon enseignant, de mon point de vue personnel, est quelqu’un qui sait comment enseigner les fleurs au-delà des fleurs. En d’autres termes, qui enseigne Kado de telle manière que cela soit incorporé dans ce que moi j’appelle l’esprit vaste ou l’esprit plus vaste. Ainsi, l’étudiant n’apprend pas uniquement les formes, du style sur la gauche ou sur la droite par exemple, mais il apprend en réalité par rapport à la vie toute entière, il apprend par rapport à la vérité de la vie. Il est en effet guidé à entrer dans ce domaine, dont j’ai parlé avant, de l’intelligence et de l’équilibre innés de l’univers. C’est cela, un bon enseignant. En fait, si vous trouvez un enseignant comme ça, c’est un grand enseignant, c’est un être humain extraordinaire. Et de plus, cet enseignant est encore plus grand si elle ou il non seulement comprend cette idée de l’intelligence innée de la nature, mais en effet l’incarne en elle-même ou lui-même complètement, totalement. Alors, vous êtes vraiment entre les mains d’un maître. Ce n’est pas seulement de façon intellectuelle de rassembler l’information et de la transmettre, mais c’est l’incarnation, totale ou le plus possible, de cette compréhension qui est transmise. C’est cela, le maître. Donc cela va au-delà du bon enseignant, vers ce que nous pouvons appeler le grand maître. Et je crois que ces gens sont – dans mon expérience – extrêmement rares. Bon, cela suffit sur le sujet, je pense que ça se comprend tout seul.

Prenons une autre question maintenant.

Avec quelle périodicité conseilleriez-vous de faire la pratique des fleurs ? Chaque jour ?

Non, chaque jour c’est probablement trop. Sauf si vous êtes complètement passionné et voulez devenir enseignant, alors il faut pratiquer tous les jours : en effet, il faut y abandonner toute sa vie et il faut pratiquer chaque jour avec un enseignant qualifié, il faut pratiquer chaque jour, exactement comme si vous vouliez devenir pianiste professionnel ou patineur sur glace aux jeux Olympiques, vous devez pratiquez tous les jours.
La plupart d’entre nous, par contre, ne veulent pas devenir enseignant, alors mon conseil est de pratiquer une fois par semaine. C’est une façon très naturelle de s’organiser, parce que normalement la pratique qu’on fait avec un enseignant s’en va, disparaît en la durée d’une semaine. Ainsi, l’espace est preparé à nouveau pour une nouvelle opportunité de pratiquer. Et aussi, je recommande totalement de pratiquer avec un enseignant pendant beaucoup, beaucoup d’années. Il est complètement impossible d’apprendre cette discipline à partir d’un livre. Et il est complètement impossible d’aller assez loin pour arriver à la profondeur nécessaire si vous pratiquez seulement comme un jeu. Disons, six mois et après vous décidez que vous pouvez le faire tout seul et jouer avec. Ce n’est pas ce genre de truc. Vous pouvez le faire ainsi si vous voulez, mais alors il faut savoir que vous avez seulement mangé la crème fraîche du gateau, vous n’avez pas encore commencé à goûter le gateau, et vous n’êtes certainement pas arrivé à faire la vaisselle, ce qui est une manifestation encore plus avancée de manger du gateau ! Alors, ne vous faites pas d’illusion en pensant qu’un weekend, ou quelques mois, ou même un an sera assez. Si c’est tout ce que vous avez envie de faire, c’est bien. Mais cette pratique continue pour le reste de votre vie et va de plus en plus profondément, dans des endroits que moi je sais ne pas avoir encore découverts.

Depuis combien de temps pratiquez-vous ainsi, Marcia ?

En fait, je le fais depuis maintenant 25 ans.

marcia_shibata_240x197 Est-ce que vous pouvez voir que vous avez fait quelques progrès ?

Oui, je peux voir que j’ai avancé un peu (Marcia éclate de rire). Aussi, je vois plus, maintenant, ce que je ne sais pas. Je pense que c’est là un vrai signe de ce que moi j’appelle le progrès, c’est de reconnaître combien je ne sais pas. Cela rend très humble et c’est O.K., c’est bien. Je ne veux pas me donner en spectacle ici, mais je crois que quiconque a fait une pratique en profondeur, que ce soit des disciplines occidentales comme les mathématiques ou le piano ou la voix ou même l’informatique, peut reconnaître qu’après tant d’années de pratique diligente et tant d’heures ennuyeuses, presque irritantes, frustrantes, quand on commence à voir son soi-disant progrès, on reconnait aussi en vérité que c’est sans fin. Et c’est O.K., cest O.K. comme ça…

Est-ce que c’est vraiment sans fin ?

Eh oui, d’un certain point de vue, c’est vraiment sans fin, en terme d’apprentissage, comme je suggérais dans ma dernière réponse. Mais il y a un autre endroit qui je suis sûre existe et qu’on peut appeler “la fin”. Bien sûr, ces termes sont relatifs, ce sont des mots et les mots rendent les choses un peu inaccessibles, mais c’est le mieux qu’on puisse faire. Quand vous arrivez à cette soi-disante fin dont je parle ici, alors et seulement alors le vrai début commence. Et ce que cela veut dire, ce que cela veut vraiment dire, c’est que les enseignements par les fleurs sont tellement incorporés dans la personne qu’elle commence à reconnaître que tous les moments de la journée, sont la pratique de Kado. Pas juste la pratique en elle-même avec l’enseignant une fois par semaine, mais tous les moments de la journée deviennent pratique de Kado. Et quand cela fonctionne réellement à l’intérieur de la personne, dans son esprit et dans son être, c’est la fin de quelque chose et le début de quelque chose, que j’appellerais même plus grande.

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L’école avec laquelle on étudie a-t elle de l’importance?

Je ne pense pas que cela ait une grande importance. Au Japon, il y a ce qu’on appelle trois grandes écoles, et après il y a – selon les sources qu’on utilise – à peu près une vingtaine ou une trentaine de grandes écoles mineures, et après cela il y a encore – écoutez bien ! – c’est une estimation, entre deux et trois mille écoles mineures. Cela fait beaucoup d’écoles, et comment savoir laquelle choisir ? En Occident, ce n’est pas si difficile, parce qu’uniquement les grandes écoles ont l’argent pour s’établir au-delà du Japon. Par exemple à Paris, vous avez une des grandes écoles bien établie, c’est l’école Ohara. Je ne sais pas si à Paris il y a des enseignants des écoles Sogetsu et Ikénobo, mais cela ne m’étonnerait pas, parce que celles-là sont les trois grandes écoles au Japon : Ikénobo, Ohara et Sogetsu. De ces trois écoles vous pouvez trouver des enseignants dans la plupart des grandes villes dans le monde, y compris l’Amérique Latine ou la Chine. Les autres vingt ou trente grandes écoles mineures sont plus rares, et je suis sûre que les deux ou trois mille autres écoles n’existent qu’au Japon.
La seule chose que je veux dire est ceci : l’école avec laquelle vous étudiez n’a pas d’importance, vous apprendrez ce que vous apprendrez. Dans la plupart des écoles que j’ai rencontrées – en fait, j’ai travaillé avec des enseignants des trois grandes écoles – l’enseignement principal est grosso modo le même, les mots peuvent varier un peu, et la formation de base peut différer un peu, mais les enseignements fondamentaux, qui ont en réalité à voir non pas avec l’école mais avec la nature, sont les mêmes. Donc, pour commencer dans cette pratique, n’importe quelle école est bonne.
Il y a seulement une école que je déconseillerais pour débutants. Mon a priori concerne la technique utilisée. L’école s’appelle Enshu. L’école Enshu est connue pour ses exagérations incroyablement – j’employerai le mot – grossières mais ici cela veut dire aussi grandioses : des exagérations grandioses – en ce qui concerne les curvations, c.-à.-d. courbant les branches dans des positions quasiment impossibles dans le domaine de la réalité. C’est une grande phrase, mais qu’est-ce que je veux dire ? Cela veut dire pousser les choses à leur limite de courbement. Ainsi, même si les expressions sont extraordinairement belles et étonnantes et impressionnantes, je crois que ce qui se passe, c’est que l’étudiant se laisse piéger par deux choses.

Premièrement, beaucoup de temps est consacré à la technique, dans mon opinion plus que nécessaire, par ce que ce n’est pas cela le message principal du Kado. Le message principal du Kado est plus profond que d’apprendre comment tordre une branche en forme de 8 afin qu’elle garde cette forme plus ou moins pour toujours. Je pense qu’il y a des questions plus importantes dans la vie que celle-ci, mais je dois nuancer mon affirmation là aussi, c’est mon biais à moi. C’est donc le premier point : passer trop de temps dans la technique, une technique très, très raffinée, mais qui prend tellement de temps…

Le deuxième point est plus philosophique, à savoir : l’école Enshu enseigne la manipulation. Pour la plupart des formes d’expression – au moins pour autant que j’ai pu voir – dans cette école, la clef est la manipulation des formes naturelles. Alors, l’idée est de créer des formes extraordinaires de beauté, mais ce qui se passe psychologiquement, c’est que cela donne la permission à l’étudiant de manipuler la nature loin au-delà de ce que la nature ferait normalement. Ainsi, on donne à l’étudiant cette vision de prendre quelque chose en pensant que ce n’est pas assez bien tel quel et donc de le manipuler, de le changer en ce que ce n’est pas, afin de le rendre acceptable. Attention, ceci est une affirmation relative qu’il faut spécifier dans le contexte de tout un ensemble d’idées. Quelqu’un pourrait très bien dire qu’il n’y voit aucun problème.

Et, en effet, il n’y a pas de problème, mais encore une fois, ma vision est qu’il y a quelque chose de plus important : cette pratique peut montrer à l’étudiant la vérité de la réalité telle qu’elle est, sans manipulation. Et cela est plus important, surtout au début, que d’apprendre comment changer les choses juste parce que vous ne les aimez pas. Nous le faisons déjà de toute façon sans arrêt, nous changeons ou nous recouvrons constamment les choses parce qu’elles nous ne plaisent pas. En vérité, une pratique qui est vraiment profonde, commence par la réalité telle qu’elle est, par la clarté. Et ensuite, à partir de cette fondation de clarté, si elle est réellement comprise et réellement vue, peut-être il sera possible au bon moment et au bon endroit d’offrir ou de faire quelques changements. Donc, c’est de ce point de vue philosophique que je pars et c’est pourquoi je déconseillerais à l’étudiant de pratiquer l’approche Enshu, jusqu’à ce qu’il comprenne le précédent. A nouveau, je veux spécifier : c’est ma conviction personnelle, mon point de vue.
Y a-t-il une chose particulière dans la pratique de Kado qui, à votre sentiment, est plus importante que tout le reste ?
En fait, tout l’ensemble est important. Chaque geste que vous faites est important. Déjà juste commencer est important, juste continuer à pratiquer est important, juste apprendre à apprécier les formes dans la nature est important… Tout l’ensemble est important du début à la fin. Et apprendre à nettoyer après, en fait, oui, nettoyer est important ! Cela fait tout entier partie de la pratique, bien sûr.
Mais je pense que votre question veut indiquer autre chose et je voudrais répondre comme suit. La découverte de l’espace est pour moi la question clef, la clef d’or de la pratique des fleurs. La pratique des fleurs Kado est très différente de la conception occidentale de l’arrangement floral. Les ingrédients ou les matériaux qui rentrent dans l’arrangement sont importants, bien sûr, mais aussi important, sinon plus important, est l’espace qui est exprimé, ou délimité, ou inclus, ou senti, ou défini, autour des matériaux qui sont mis ensemble : l’espace, l’espace même. Et ceci est ultimement profond. C’est ce que moi je considère la clef d’or de Kado. Il y a plus à dire par rapport à l’espace, beaucoup, beaucoup plus, mais je ne veux pas vous expliquer, je préfère que vous le découvriez par vous-même.


*/ N. d. T. Ainsi Kado implique plus la notion de cheminement, de suivre un chemin (spirituel) par les fleurs : cf. Tao ou Dao; tandis que Ikebana met plus l’accent sur le respect de la nature vivante : rendre la vie, le “souffle” aux fleurs. Evidemment, les deux aspects sont toujours présents dans la pratique des fleurs, mais à des degrés différents (cf. infra).
*/ N. d. T. sensei est le titre honorifique pour “maître” au Japon. Il est toujours rajouté après le nom.
*/ N. d. T. Oui, en effet toutes ces trois écoles existent à Paris.
*/ N. d. T. Probablement nommée d’après Enshu Kobori (1579-1647), grand maître de thé et maître paysagiste-dessinateur de jardins célèbre du XVIIe siècle, connu pour ses goûts aristocratiques et son style extrêmement raffiné, d’une grande sophistication.

 

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Ateliers de Kado avec Marcia Shibata :

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